{"id":224,"date":"2016-04-17T09:39:07","date_gmt":"2016-04-17T08:39:07","guid":{"rendered":"http:\/\/francis-berezne.net\/?p=224"},"modified":"2016-04-17T15:52:57","modified_gmt":"2016-04-17T14:52:57","slug":"intervention","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/francis-berezne.net\/?p=224","title":{"rendered":"Intervention"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"color: #008000;\">FICHIER DU 19 JANVIER 2010<\/span><\/div>\n<h3 style=\"text-indent: 25px;\">Intervention \u00e0 ?<\/h3>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Quand j\u2019ai donn\u00e9 le cours d\u2019art plastiques aux \u00e9coliers de mon village, en Normandie, je les ai fait travailler sur le visage, puis sur le paysage, en leur disant que rien n\u2019est plus changeant qu\u2019un visage ou un paysage. Toujours les m\u00eames, mais jamais pareils. Toujours une autre lumi\u00e8re, d\u2019autres couleurs, d\u2019autres \u00e9motions ou d\u2019autres expressions. Le visage et le paysage ont des affinit\u00e9s en peinture qui se nouent avec la Joconde de L\u00e9onard de Vinci, parce que c\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019on associe \u00e9troitement un portrait et un paysage, mais qui se compliquent avec les jeux de peintres baroques mineurs, qui utilisent le m\u00eame proc\u00e9d\u00e9 m\u00e9taphorique qu\u2019Arcimboldo, une mare vaut pour un oeil, un rocher vaut pour un nez, une prairie pour la barbe, des arbres pour les cheveux, et le tout compose un visage. Le visage peint comme un paysage, le paysage comme un visage, avec les seuls moyens de la peinture, \u00e7a revient brutalement avec Van Gogh, dans une moindre mesure avec Gauguin. Je veux dire qu\u2019\u00e0 mes yeux Van Gogh lib\u00e8re les m\u00eames \u00e9nergies, emploie les m\u00eames rythmes, la m\u00eame touche, les m\u00eames couleurs quand il peint un paysage ou un visage, quand il peint une silhouette ou des godillots. <\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 12pt;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Quand je peins un portrait, je me dis \u00e0 un certain moment, je peins un paysage. Consid\u00e9rer le visage comme ce qu\u2019il n\u2019est pas, mais pourrait bien \u00eatre, \u00e7a me lib\u00e8re des contraintes qui viendraient d\u2019un trop grand besoin de r\u00e9alisme, ou d\u2019un trop grand souci de ressemblance, \u00e7a me permet de suivre des pistes inattendues, de trouver des solutions impr\u00e9vues. C\u2019est aussi pour penser la m\u00e9taphore en peinture, comme Van Gogh pour qui un cypr\u00e8s se peint comme une flamme dans le ciel, comme Francis Bacon qui regarde des quartiers de viande pour peindre un corps nu. Les portraits de Bacon, je les vois depuis longtemps comme des paysages chaotiques.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Pour ma part, je pense qu\u2019on ne peut pas \u00e9chapper \u00e0 la m\u00e9taphore quand on se sert du langage, ou quand on fabrique des images, \u00e0 moins d\u2019\u00eatre compl\u00e8tement schizophr\u00e8ne. Mais absolument schizophr\u00e8ne, c\u2019est un id\u00e9al postul\u00e9 par Gilles Deleuze et F\u00e9lix Guattari pour les besoins de leurs d\u00e9monstrations. Je crois que dans l\u2019expression parl\u00e9e, \u00e9crite ou dessin\u00e9e du plus grand fou subsiste quelque chose de la m\u00e9taphore, comme il y a chez le plus grand fou quelque chose de la raison. Quand Wolfson ne cesse de d\u00e9placer une langue vers d\u2019autres, par des proc\u00e9d\u00e9s hallucinants, peut-\u00eatre hallucin\u00e9s, pour fuir les sonorit\u00e9s de l\u2019anglais maternel, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il est dans l\u2019impossible de la m\u00e9taphore, qui signifie d\u2019abord transfert ou transport. Ceci pour dire que peindre un visage comme un paysage est une op\u00e9ration qui insiste sur notre fa\u00e7on de ne pas voir le r\u00e9el, qui, para\u00eet-il, est proprement terrifiant. On enroberait toujours ce qu\u2019on voit avec ce qui nous le rend supportable, avec des mots, des affects, des souvenirs, des pens\u00e9es, avec ce qui nous tombe sous la main, on le d\u00e9placerait toujours vers autre chose que ce qu\u2019il est. Pourtant, pour moi, peindre un visage comme un paysage c\u2019est aller vers le r\u00e9el, comme vers un horizon qu\u2019on n\u2019atteint jamais. Cet \u00e9lan vers le r\u00e9el m\u2019habite toujours quand je peins un portrait, et pour moi le visage est le seul moyen d\u2019acc\u00e8s au r\u00e9el.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 12pt;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il y a une autre raison \u00e0 mon besoin de peindre un visage comme un paysage\u00a0: le besoin ou le d\u00e9sir de cheminer et d\u2019organiser des cheminements dans ma peinture. Paul Klee dit que l\u2019\u0153il suit les chemins qui lui sont am\u00e9nag\u00e9s dans l\u2019oeuvre, ou quelque chose de ce genre. Il dit m\u00eame que l\u2019\u0153il est un troupeau qui pature dans une prairie, tant\u00f4t l\u00e0, tant\u00f4t ailleurs. Il y a quelques ann\u00e9es, j\u2019ai vu une machine optique \u00e0 la cit\u00e9 des sciences de La Villette qui met en \u00e9vidence cette intuition. Voil\u00e0 pour le premier point\u00a0: comment le visage-paysage. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\"> Maintenant le renversement de point de vue, le processus de r\u00e9ception plut\u00f4t que le processus de cr\u00e9ation. Dans l\u2019art moderne, qui finit, disons avec Bacon pour faire vite, l\u2019artiste est tr\u00e8s soucieux des diff\u00e9rents moments de sa cr\u00e9ation, qu\u2019il donne \u00e0 voir dans son travail d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre, sans se soucier de l\u2019effet qu\u2019il va produire sur le spectateur. Bacon explique dans ses entretiens avec David Sylvester comment \u00e7a se passe pour lui, en lui d\u00e9crivant le processus qui conduit \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019un tableau. Il raconte une histoire passionnante, les clich\u00e9s du d\u00e9but, les marques libres, le diagramme, la catastrophe par quoi passe la peinture, les aplats, les figures, les structures lin\u00e9aires, tous ces moments et tous ces \u00e9l\u00e9ments que Deleuze a repris et th\u00e9oris\u00e9 dans Logique de la sensation. Par contre, Bacon dit qu\u2019il d\u00e9teste les effets, qu\u2019il n\u2019en veut pas, qu\u2019il ne leur conc\u00e8de rien, bien qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 il y en ait beaucoup chez lui.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Pour Klee, le processus de cr\u00e9ation est plut\u00f4t une affaire de cheminement, de trajectoire, de m\u00e9tamorphose. Il pense la cr\u00e9ation comme une s\u00e8ve qui monte des racines vers le feuillage, et con\u00e7oit un point gris qui saute par dessus lui-m\u00eame comme le moment d\u00e9cisif dans le processus de cr\u00e9ation. Mais Klee essaye aussi d\u2019\u00e9laborer une science des formes, d\u2019\u00e9tablir une grammaire de formes, comment notre \u0153il les per\u00e7oit. C\u2019est magnifique, rarement convaincant, mais il fabrique ses images avec des consid\u00e9rations de ce genre. Sa cr\u00e9ation est nourrie par une r\u00e9flexion sur la lecture des formes par un \u0153il abstrait et po\u00e9tique, commun au spectateur et \u00e0 l\u2019artiste. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Eh bien je pense que beaucoup d\u2019artistes sont aujourd\u2019hui soucieux de la fa\u00e7on dont leur \u0153uvre sera per\u00e7ue, re\u00e7ue, qu\u2019ils veulent inscrire ce souci dans leur travail, que \u00e7a conduit leurs recherches. Plut\u00f4t que donner sa fa\u00e7on de voir le monde au spectateur, donner au spectateur le moyen de mettre en \u0153uvre son regard, sa propre fa\u00e7on de voir. Mettre en place une sorte d\u2019op\u00e9rateur du regard, plut\u00f4t qu\u2019un pi\u00e8ge \u00e0 regards. Pour le dire autrement, \u00ab\u00a0le regardeur qui fait le tableau\u00a0\u00bb de Marcel Duchamp plut\u00f4t que la n\u00e9cessit\u00e9 int\u00e9rieure de Wassily Kandinsky. Chacune des deux formules exprime bien le point de vue que l\u2019artiste privil\u00e9gie. En poussant cette logique jusqu\u2019au bout, les minimalistes am\u00e9ricains ont essay\u00e9 de produire des \u0153uvres qui ne seraient que ce qu\u2019elles sont, qui ne renverraient qu\u2019\u00e0 elles-m\u00eames, qui seraient re\u00e7ues exactement comme l\u2019artiste les a faites. Un fantasme de communication parfaite, sans pertes ni malentendus. Le r\u00e9sultat est int\u00e9ressant, mais fort ennuyeux.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Val\u00e9rie Marange m\u2019a envoy\u00e9 un mail pour me dire que les raisons socio-culturelles, comme le march\u00e9 de l\u2019art ou le dictat des institutions, n\u2019\u00e9taient pas les meilleures pour parler de ce renversement, et j\u2019en conviens. Toutefois le fait que les mus\u00e9es remplacent aujourd\u2019hui les cath\u00e9drales est une id\u00e9e qui me tient \u00e0 c\u0153ur. \u00c7a veut dire que l\u2019art et l\u2019\u0153uvre d\u2019art sont investis de toute la fonction du sacr\u00e9e, que l\u2019urinoir de Duchamp est plus qu\u2019il est, que ce objet manufactur\u00e9, \u00e0 usage exclusivement masculin, est l\u2019expression d\u2019un sacr\u00e9 r\u00e9publicain, la\u00efque, et d\u00e9mocratique, avec tout que \u00e7a implique sur le plan artistique, entre autres le n\u2019importe quoi ou le presque rien comme audace supr\u00eame, comme geste absolu. Ce sacr\u00e9, sans dieu, mais avec des lieux de culte, des pr\u00eatres, des croyants, jusqu\u2019au denier du culte sous la forme d\u2019un billet d\u2019entr\u00e9e, se traduit aussi dans le meilleur cas par une intuition qui me semble importante, et nouvelle, \u00e0 savoir que la langue et l\u2019image sont plus qu\u2019elles sont, ce qui me para\u00eet juste. Pourquoi sont-elles plus qu\u2019elles sont, \u00e0 cause de leurs relations r\u00e9ciproques\u00a0? ou dans leurs relations avec les entours\u00a0? allez savoir\u00a0! Val\u00e9rie me dit aussi dans son mail que Godard pense qu\u2019un montage de deux images en produit une troisi\u00e8me dans l\u2019esprit du spectateur, qui n\u2019appartient qu\u2019au spectateur. Ceux qui fabriquent aujourd\u2019hui des images le croient comme Godard, ou apr\u00e8s lui.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 12pt;\">C\u2019est ce mouvement que j\u2019englobe sous l\u2019expression \u00ab\u00a0le processus de r\u00e9ception\u00a0\u00bb. Ca d\u00e9logerait l\u2019artiste de sa place de ma\u00eetre absolu, de d\u00e9miurge tout puissant, encore qu\u2019il faut y aller voir de pr\u00e8s, mais \u00e7a autorise aussi toutes sortes de facilit\u00e9 du genre\u00a0: mettons n\u2019importe quel image \u00e0 cot\u00e9 de n\u2019importe quelle autre, il en sortira une troisi\u00e8me qui semblera n\u00e9cessaire au spectateur parce qu\u2019il l\u2019aura imagin\u00e9. Pour faire un raccourci \u00e0 la fa\u00e7on de Godard, et fid\u00e8le \u00e0 Eisenstein, je dirais que le montage c\u2019est la m\u00e9taphore. Une image de visage, apr\u00e8s une image de paysage, \u00e7a produit un vaysage.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Je passe au subjectivement objectif ou \u00e0 l\u2019objectivement subjectif. Il s\u2019agit de consid\u00e9ration techniques, pas du tout philosophiques. Depuis tr\u00e8s longtemps je me demande ce que je verrais si j\u2019avais des objectifs d\u2019appareil photo ou de cam\u00e9ra \u00e0 la place des yeux. A partir de cette id\u00e9e, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 faire attention \u00e0 ce que je vois de moi, au quotidien, les mains, les pieds, quand j\u2019\u00e9cris, quand je peins, quand je mange. R\u00e9cemment j\u2019ai photographi\u00e9 et peint des autoportraits dans le miroir d\u2019un bol de caf\u00e9, qui vont dans ce sens, que vous pouvez voir ici, dans l\u2019entr\u00e9e, mais que vous n\u2019avez peut-\u00eatre pas identifi\u00e9 comme tels. Aujourd\u2019hui j\u2019ai le projet de me bricoler un appareil photo avec un judas comme objectif, et de prendre des photos avec. J\u2019imagine que je verrai alors des bouts de moi \u00e0 travers le viseur, ou dans l\u2019\u00e9cran. C\u2019est ce dispositif que je dis objectivement subjectif, ou subjectivement objectif.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">A entendre Alain Cavaill\u00e9 parler \u00e0 la radio, je pense qu\u2019il a des pr\u00e9occupations de ce genre quand il dit qu\u2019il essaye de d\u00e9passer l\u2019objectif et le subjectif. J\u2019ai vu un d\u00e9but de film de lui, intitul\u00e9 \u00ab\u00a0journal\u00a0\u00bb je crois, o\u00f9 les plans sont cadr\u00e9es de sorte qu\u2019il y a des bouts d\u2019objets par \u00e7i par l\u00e0, des trucs \u00e0 moiti\u00e9 dans le champ de la cam\u00e9ra. Peut-\u00eatre se demande-t-il comment notre regard n\u00e9gocie la relation de la vision d\u2019ensemble, incertaine, avec la focalisation sur certains \u00e9l\u00e9ments de l\u2019espace que le regard isole et que l\u2019esprit per\u00e7oit nettement.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Cette id\u00e9e d\u2019un objectif subjectif, \u00e7a me travaille parce qu\u2019il me semble que quelque chose nous \u00e9chappe dans ce que nous savons sur notre fa\u00e7on de voir. Avec la perspective, avec la renaissance, nous savons comment notre oeil voit les formes, avec les th\u00e9ories de Chevreul et avec les impressionistes, nous savons comment il per\u00e7oit les couleurs. A Lascaux, les hommes comprennent probablement quelque chose de notre vision qui les installe d\u2019un coup en plein r\u00e9alisme, une d\u00e9couverte dont on n\u2019a plus aucune id\u00e9e aujourd\u2019hui, parce qu\u2019elle nous serait devenue trop famili\u00e8re, peut-\u00eatre quelque chose de l\u2019ombre. Mais je crois que l\u2019art contemporain tourne autour de quelque chose dont nous n\u2019aurions qu\u2019une tr\u00e8s vague intuition, comme autour du puits d\u2019o\u00f9 sortira un jour la v\u00e9rit\u00e9 toute nue\u00a0: il s\u2019agit peut-\u00eatre de la fa\u00e7on dont nous voyons l\u2019espace et comment nous per\u00e7evons les relations entre les choses, entre les \u00eatres. Alain Cavaill\u00e9 dit \u00e0 peu pr\u00e8s ceci\u00a0: comment restituer par l\u2019image cin\u00e9matographique le d\u00e9sordre qu\u2019il y a dans nos t\u00eates, alors que le monde semble aussi bien organis\u00e9. Est-ce qu\u2019il veut dire que l\u2019ordre des choses suppose, ou induit, ou d\u00e9duit une lecture, une vision de l\u2019espace et de ses constellations d\u2019objets et d\u2019\u00eatres qui ob\u00e9it \u00e0 des r\u00e8gles dont on a pas encore id\u00e9e, mais que le cin\u00e9ma permettrait de d\u00e9couvrir. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">C\u2019est dans cet \u00e9tat d\u2019esprit que je rencontre un jour dans le train, qui me ram\u00e8ne en normandie, un chercheur, sp\u00e9cialiste de la vision, qui m\u2019explique que les scientifiques savent aujourd\u2019hui comment enregistrer un r\u00eave, comment le donner \u00e0 voir sur un \u00e9cran, mais \u00e7a ne pr\u00e9sente aucun int\u00e9r\u00eat parce qu\u2019il ne peut y avoir qu\u2019un seul spectateur pour un r\u00eave enregistr\u00e9, le r\u00eaveur lui-m\u00eame. Enregistrer puis voir mes r\u00eaves, j\u2019en r\u00eave depuis toujours, avec la conviction que \u00e7a nous en apprendrait beaucoup sur la fa\u00e7on dont notre \u0153il voit la r\u00e9alit\u00e9. Wim Wenders a r\u00e9alis\u00e9 un film avec Jeanne Moreau qui met en sc\u00e8ne cette invention\u00a0: \u00ab\u00a0Au bout du monde\u00a0\u00bb, un film qui n\u2019a pas eu grand succ\u00e8s, mais que j\u2019avais bien aim\u00e9. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Voil\u00e0, \u00e0 gros traits, rapidement, quelques unes des id\u00e9es qui m\u2019agitent, quand je peins dans mon atelier.\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>FICHIER DU 19 JANVIER 2010 Intervention \u00e0 ? 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