{"id":599,"date":"2016-04-20T18:27:37","date_gmt":"2016-04-20T17:27:37","guid":{"rendered":"http:\/\/francis-berezne.net\/?p=599"},"modified":"2016-04-20T18:28:10","modified_gmt":"2016-04-20T17:28:10","slug":"extrait-de-carnets-dun-retour-a-la-raison","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/francis-berezne.net\/?p=599","title":{"rendered":"Extrait de Carnets d&rsquo;un retour \u00e0 la raison"},"content":{"rendered":"<h5>Fichier du <span style=\"font-size: 10pt;\">(18-05-2007)<\/span><\/h5>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\">&#8230;<\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">C\u2019est que ne me supportant plus, ne supportant plus l\u2019angoisse qui me prenait par surprise, ou qui montait sans que je sache comment ni quand \u00e7a allait finir, je me blessais l\u00e9g\u00e8rement, de fa\u00e7on r\u00e9p\u00e9titive, un peu plus chaque semaine dans le seul but d\u2019avoir un corps enfin, dans l\u2019espoir que \u00e7a s\u2019arr\u00eate. \u00c9videmment le mal ne faisant qu\u2019empirer, un matin j\u2019avais aval\u00e9 une quantit\u00e9 importante de neuroleptique, un passage \u00e0 l\u2019acte qui n\u2019a eu d\u2019autre effet qu\u2019une violente colique, de me plonger dans une confusion telle que je m\u2019agitais en tous sens, marchant, courant de tous c\u00f4t\u00e9s, chiant sous moi sans en avoir conscience, bafouillant d\u2019obscurs propos, proclamant des augures fun\u00e8bres que j\u2019avais oubli\u00e9s aussit\u00f4t. Transport\u00e9 d\u2019urgence \u00e0 l\u2019h\u00f4pital le plus proche, fort heureusement accompagn\u00e9 par mon amie, je fus examin\u00e9 rapidement, puis renvoy\u00e9 dans mes p\u00e9nates avec deux trois comprim\u00e9s d\u2019un anxiolithique puissant, b\u00e9nissant le ciel, les dieux, mon amie et la situation d\u00e9plorable o\u00f9 se trouve la psychiatrie de m\u2019\u00e9pargner un internement qui n\u2019aurait pas manqu\u00e9 de se produire autrefois, quand il y avait pl\u00e9thore de lits et de soignants. Du moins j\u2019ai attribu\u00e9 \u00e0 cette mis\u00e8re hospitali\u00e8re de n\u2019\u00eatre pas enferm\u00e9 \u00e0 double tour sur le champ.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Soulag\u00e9 d\u2019avoir \u00e9chapp\u00e9 au pire \u00e0 mes yeux, r\u00e9confort\u00e9 par les deux trois jours que j\u2019ai pass\u00e9 au lit, au chaud, dorlot\u00e9, entour\u00e9 de bonnes paroles, j\u2019ai pu envisager l\u2019avenir sous un autre jour que de descendre toujours plus bas dans les gouffres de la m\u00e9lancolie. Devant mes bonnes dispositions, ou mes bonnes intentions, ou mes bonnes r\u00e9solutions, mon amie, qui jugeait que l\u2019air de Paris ne me valait plus rien, que notre couple battait trop s\u00e9rieusement de l\u2019aile pour vivre avec moi plus longtemps, que ma folie l\u2019entra\u00eenait elle aussi sur les chemins de la d\u00e9pression, m\u2019envoya me reposer dans une minuscule maison que j\u2019ai en Normandie, prenant sur elle de me laisser seul \u00e0 la campagne avec mes d\u00e9mons. Quel privil\u00e8ge donc de me retrouver avec eux en t\u00eate \u00e0 t\u00eate sur les routes encaiss\u00e9es de Normandie, quel joie de regarder avec leurs yeux \u00e9bahis de tant de beaut\u00e9 la mer, les dunes, l\u2019horizon. Car si j\u2019avais gard\u00e9 pour un temps la compagnie de mes d\u00e9mons auxquels je tenais plus qu\u2019\u00e0 tout, j\u2019avais cess\u00e9 de voir des fant\u00f4mes qui ne se manifestent \u00e0 moi qu\u2019en ville, et surtout \u00e0 Paris. Certes j\u2019\u00e9tais encore habit\u00e9 par le d\u00e9lire mais dans ce pays l\u00e9nifiant il commen\u00e7ait \u00e0 s\u2019apaiser par moments, mes angoisses aussi, je percevais de m\u2019int\u00e9resser aux herbes folles sur le bord des foss\u00e9s comme un signe de bon augure. Pour faire r\u00e9sonner un autre \u00e9cho que celui de mon mal-\u00eatre, je voudrais restituer cette jouissance qui m\u2019envahissait de sentir le d\u00e9lire, la folie se retirer de moi d\u00e8s que je me suis un peu habitu\u00e9 \u00e0 la vie de la campagne, une eau mauvaise qui s\u2019\u00e9vacuait apr\u00e8s la crue, sans avoir fait trop de d\u00e9g\u00e2ts ni laiss\u00e9 derri\u00e8re elle des tonnes de boues. Au petit matin, en promenade jusqu\u2019au bistrot du village pour y prendre mon caf\u00e9, tandis que je scrutais le jour naissant, la t\u00eate pleine de la lumi\u00e8re froide des aurores d\u2019hiver quand elle dessine les arbres, leur squelette en contre-jour, qu\u2019elle annonce la forme des nuages, qu\u2019elle sort les pr\u00e9s et les granges de l\u2019ombre, je r\u00e9visais comme une \u00e9trange le\u00e7on de vie, une mani\u00e8re insolite de penser, les pens\u00e9es d\u00e9lirantes de la veille ou de l\u2019avant-veille auxquelles je ne croyais d\u00e9j\u00e0 plus. Ah oui, me disais-je, hier tu \u00e9tais bien fou, ignorant que je le restais encore pour une grande part, mais ainsi lanc\u00e9 vers de nouvelles et si belles aventures que je ne doutais pas un instant de soigner tout \u00e0 fait ma m\u00e9lancolie.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Car il fallait gu\u00e9rir, c\u2019\u00e9tait d\u2019une certaine fa\u00e7on une question de vie ou de mort. Je ne pouvais plus tra\u00eener ma vie dans les labyrinthes de la m\u00e9moire avec \u00e0 fleur de t\u00eate le souvenir des couloirs d\u2019h\u00f4pital, des humiliations pass\u00e9es, des violences subies, des hontes meurtri\u00e8res, souvent l\u2019esprit perdu dans les hautes sph\u00e8res de l\u2019excitation maniaque mais les pieds dans la merde, et toujours retomber plus bas que terre happ\u00e9 par l\u2019humeur noire de la m\u00e9lancolie. Je ne voulais plus trembler qu\u2019on me jette \u00e0 la rue parce que devenu invivable, fr\u00e9mir de terreur qu\u2019on m\u2019interne malgr\u00e9 moi, hurler presque toutes les nuits \u00e0 cause de cauchemars qui me voyaient dispara\u00eetre dans la foule anonyme des fous. Il fallait que \u00e7a cesse, trouver une saine allure de croisi\u00e8re, reprendre pied, donner forme au chaos des pens\u00e9es, des sentiments, vivre un quotidien enfin \u00e0 ma taille. Ma petite maison en Normandie, et la Normandie est faite pour les petites maisons, m\u2019a offert \u00e7a et plus encore. Quand je dis maison, je parle aussi de ceux qui m\u2019ont encourag\u00e9, aid\u00e9 \u00e0 reb\u00e2tir la ruine qu\u2019elle \u00e9tait devenue, ses murs chancelants, son toit \u00e9ventr\u00e9, sa charpente en charpie, mang\u00e9e par les vers et la pluie. En effet, je sais maintenant ce que veut dire avoir un toit, sans l\u2019avoir tout \u00e0 fait choisi, mais achet\u00e9 un peu \u00e0 l\u2019aveuglette pour la bonne raison que la mer se trouve \u00e0 vingt minutes de marche, que les plages de sable fin s\u2019\u00e9tendent \u00e0 perte de vue, qu\u2019elles sont d\u00e9sertes le plus souvent, qu\u2019au moment des mar\u00e9es la mer recule de plusieurs kilom\u00e8tres d\u00e9couvrant une plaine o\u00f9 les gens de la c\u00f4te pour cultiver les moules dressent des alignements de pieux tous armur\u00e9s d\u2019un \u00e9tui de coquilles noires, et je me r\u00e9jouissais de voir ma maison si petite que j\u2019allais pouvoir la reconstruire sans faire appel \u00e0 d\u2019autres mains. Pour une bouch\u00e9e de pain un ami avait organis\u00e9 la chose, il n\u2019avait pas eu de mal \u00e0 me convaincre qu\u2019une maison \u00e0 la campagne me serait tr\u00e8s utile car mes \u00e9conomies ne m\u2019auraient pas permis d\u2019acqu\u00e9rir quoique ce soit dans la r\u00e9gion parisienne. Enfin, depuis longtemps mon souhait le plus vif \u00e9tait d\u2019avoir un atelier. Un cellier en face de la maison, tout aussi minuscule, en ruine lui aussi, ferait un jour, je l\u2019esp\u00e9rais vaguement sans trop y croire, un atelier tr\u00e8s convenable. De toute \u00e9vidence une maison \u00e0 ma taille, \u00e0 la mesure de mes espoirs, \u00e0 la hauteur de mon d\u00e9sespoir aussi, car la vie alors ne se montrait pas toujours rose. <\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 12pt;\">(&#8230;)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Car ce retour \u00e0 la raison, je le tiens aussi d\u2019un pays o\u00f9 je me sens bien. D\u00e8s lors, me battre les flancs pour donner \u00e0 voir des figures qui frapperont d\u2019autant mieux les m\u00e9moires qu\u2019elles seront terrifiantes, ou sanglantes, quand au lever du jour le ciel se rosit se bleuit de jaune orang\u00e9, s\u2019enflamme puis s\u2019apaise, interroger en moi la cruaut\u00e9 qui sied si bien aux hommes pour mieux dire ma v\u00e9rit\u00e9 au scalpel alors que revenant tranquillement du village je m\u2019extrais mollement d\u2019un \u00e9dredon de nuages pour me pencher dix minutes sur la question de mon po\u00eble \u00e0 bois, un Godin, combustion lente, \u00e7a chauffe jour et nuit, le luxe ! comment serait-ce possible, et pourquoi ? Loin de moi l\u2019id\u00e9e qu\u2019il ne faut dire que de belles choses parce que le monde serait naturellement bon et beau, ou au contraire si laid qu\u2019il ne faut pas contribuer \u00e0 l\u2019enlaidir encore, mais peindre la mis\u00e8re, l\u2019horreur pass\u00e9e, pr\u00e9sente, \u00e0 venir, ne saurait venir ni d\u2019un choix ni d\u2019une d\u00e9cision arbitraire, \u00e0 moins de vouloir exploiter un fonds de commerce. Or ma pente naturelle aujourd\u2019hui me pousse vers une peinture plus sereine, sensuelle, charnelle, encore empreinte de m\u00e9lancolie certes, mais d\u2019une m\u00e9lancolie de bonne compagnie qui vient de la mer, grise, verte, bleue, \u00e9tale, de plomb liquide, qui meurt et rena\u00eet avec chaque mar\u00e9e. Si je ne suis pas de ceux qui gu\u00e9rissent leur vague \u00e0 l\u2019\u00e2me par la lecture de livres tristes, je me console avec des musiques nostalgiques, souvent je soigne mon angoisse en fr\u00e9quentant assidument le bord de mer. L\u2019autre jour, pour sortir d\u2019une r\u00eaverie qui commen\u00e7ait \u00e0 prendre une tournure inqui\u00e9tante, mena\u00e7ante, je suis all\u00e9 marcher sur la plage le long d\u2019une mer d\u00e9cha\u00een\u00e9e, mena\u00e7ante elle aussi. La plage \u00e9tait d\u00e9serte, la temp\u00eate faisait rage, le vent si fort qu\u2019il m\u2019entravait, me d\u00e9portait, me bousculait, les embruns et la pluie me cinglant le visage j\u2019\u00e9tais aveugl\u00e9, tremp\u00e9, abasourdi mais calm\u00e9, heureux. Mieux qu\u2019apr\u00e8s un bain chaud, je d\u00e9teste les bains qu\u2019ils soient de baignoire ou de mer, je suis rentr\u00e9 lav\u00e9 de mon angoisse, de ma peur. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-indent: 25px;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">En r\u00e9agissant de cette fa\u00e7on aux \u00e9l\u00e9ments en col\u00e8re, je retrouvais quelque chose des \u00e9motions de mon enfance, mais \u00e0 quoi, \u00e0 qui donc pourrais-je rester fid\u00e8le, solitaire comme je suis, sinon \u00e0 mon enfance ? il y a-t-il fid\u00e9lit\u00e9 qui soit plus n\u00e9cessaire ? Pour sortir de temps en temps de mon atelier, pour rompre une solitude qui me p\u00e8se certains jour d\u2019hiver quand le ciel se tend d\u2019un calque uniform\u00e9ment gris durant toute la semaine, j\u2019\u00e9tais all\u00e9 proposer mes services \u00e0 l\u2019\u00e9cole communale du coin pour y donner des cours de dessin et de peinture aux \u00e9coliers. Trois ann\u00e9es de suite nous avons travaill\u00e9 sur la m\u00e9taphore, et \u00e0 force de leur en parler j\u2019ai creus\u00e9 moi aussi la question. Je crois que nous avons r\u00e9ussi \u00e0 peindre, \u00e0 dessiner m\u00e9taphoriquement, moi dans mon atelier, les enfants \u00e0 l\u2019\u00e9cole. S\u2019il arrivait que la th\u00e9orie fut h\u00e9sitante, fantaisiste, toute personnelle, par exemple ayant trouv\u00e9 joliment dr\u00f4le que m\u00e9taphore voul\u00fbt dire en grec \u00ab apr\u00e8s la lumi\u00e8re \u00bb, les applications de la th\u00e9orie, elles, ont convaincu tout le monde, comme quoi une th\u00e9orie fausse peut s\u2019appliquer correctement. Je leur ai fait voir un paysage dans un visage, une expression dans un feuillage, un monde dans les nuages, ils ont peint des ciels apr\u00e8s avoir les observer le nez en l\u2019air dans la cour de r\u00e9cr\u00e9ation, assis devant la mairie une feuille de papier sur les genoux ils ont dessin\u00e9 les arbres, les lampadaires, les devantures des commerces, la place de leur \u00e9glise. Je leur ai parl\u00e9 des peintres que j\u2019admire, qui m\u2019inspirent, livres de reproductions, textes en main, nous sommes all\u00e9 voir des expositions au Mus\u00e9e, je me suis r\u00e9gal\u00e9, amus\u00e9, instruit, rattrapp\u00e9 au bout de trois ans de b\u00e9n\u00e9volat par le besoin d\u2019argent et la stupidit\u00e9 bureaucrate, emp\u00each\u00e9 d\u2019enseigner plus longtemps parce que personne au grand jamais, a tranch\u00e9 l\u2019inspecteur acad\u00e9mique, ne peut se substituer aux instituteurs pour l\u2019heure hebdomadaire d\u2019arts plastiques. Du coup, l\u2019instituteur n\u2019\u00e9tant pas idiot ni comp\u00e9tent, les enfants n\u2019ont plus dessin\u00e9, n\u2019ont plus peint jusqu\u2019\u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e et certains jours de ciel trop bas je ronge mon frein. Apr\u00e8s la rentr\u00e9e, quand je bavarde avec un parent sur son tracteur, il m\u2019explique avec une petite moue de d\u00e9ception que sa fille ram\u00e8ne maintenant \u00e0 la maison des coquetiers recouverts de pate \u00e0 sel sous la direction d\u2019une institutrice. Certes, rien n\u2019est plus beau que les travaux manuels, mais quand m\u00eame !<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fichier du (18-05-2007) &#8230; C\u2019est que ne me supportant plus, ne supportant plus l\u2019angoisse qui me prenait par surprise, ou qui montait sans que je sache comment ni quand \u00e7a allait finir, je me blessais l\u00e9g\u00e8rement, de fa\u00e7on r\u00e9p\u00e9titive, un peu plus chaque semaine dans le seul but d\u2019avoir un corps enfin, dans l\u2019espoir que &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-599","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/francis-berezne.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/599","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/francis-berezne.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/francis-berezne.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-berezne.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-berezne.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=599"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/francis-berezne.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/599\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":601,"href":"https:\/\/francis-berezne.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/599\/revisions\/601"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/francis-berezne.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=599"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-berezne.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=599"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/francis-berezne.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=599"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}